Andy Melo. Un nom peu connu du grand public ivoirien. Du moins, c’était le cas avant National Security. Dans le milieu du cinéma cependant, tout le monde sait qui est Andy, depuis un bon moment.
Moi, j’étais surtout intrigué par qui était Andy et qui sera Andy. Il a donc accepté de se prêter au jeu des 7 questions de Lagozi. Je sais maintenant qui il est. À vous de le découvrir.

 

 

1- Quels sont les 3 hashtags qui vous définissent le mieux ?

#Créativité, #travail et #détermination

 

2- On ne savait pas qui vous étiez avant la création d’Hollywood Academy. Et depuis, vous êtes devenu un nom incontournable dans le cinéma ivoirien. Dis-nous qui était Andy Melo avant Hollywood Academy ?

C’est vraiment trop d’honneur pour ma petite personne. Mais, venant de vous, je l’accepte. Il faut dire qu’avant de créer Hollywood Academy, ma passion a toujours été l’image, j’étais dessinateur de bande dessinée pour certains journaux de la place.

Ça, c’était depuis 2000. En 2004, j’ai poussé mon savoir plus loin et j’ai eu l’opportunité de bosser pour une entreprise d’architecture où je faisais de l’architecture design. On peut dire même que c’est là qu’est née ma passion pour le cinéma.
Quand j’ai vu les différentes opportunités qu’offrait la 3D, de modélisateur, je me suis orienté vers l’animation de personnage 3D et cela m’a valu de travailler sur le premier dessin animé de Zongo et Tao.
C’est de la 3D que je me suis orienté vers les effets spéciaux. Cela m’a permis de bosser en freelance sur certaines productions occidentales pour les effets visuels. Ce que je continue de faire, car je suis toujours en contact avec ces entreprises.
Aujourd’hui, j’ai ma propre boîte de production, mon centre de formation (Hollywood Academy) pour donner aussi la chance aux autres comme on me l’a donnée.

 
3- National Security, le « le 24 chrono africain » comme le disent certains. Comment vous est venue l’idée de cette production ?

Je me disais qu’on devait et qu’on pouvait faire comme les autres, tout en gardant notre originalité. Surtout, montrer qu’avec beaucoup de détermination et de motivation, on pouvait faire beaucoup de choses. C’est vrai que toute œuvre humaine n’est pas parfaite, mais je crois que nous avons pris le risque et Dieu merci, les Ivoiriens ont bien accueilli.

Je tiens encore par votre canal à leur dire merci. Tous ceux qui nous appellent d’ici et de partout dans le monde pour nous encourager et nous apporter leurs critiques. Leur dire qu’on a pris note et que plusieurs choses seront corrigées pour la saison 2.

 

4- La saison 1 de NS est terminée. Quel est le bilan de cette saison et comment vous préparez cette saison 2 ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure l’œuvre humaine n’est jamais parfaite. C’est en travaillant qu’on voit ses erreurs pour les corriger. Sinon, concernant le public, on a un retour plutôt positif.

On ne peut pas en vouloir à ceux qui n’ont pas aimé. On va essayer, petit à petit, de les convaincre sans les forcer, en gardant toutefois la même ligne directrice du projet.
Pour la deuxième saison, nous irons à la rencontre de la population, pour que tout le monde s’approprie la série. Cela va nous amener à aller dans plusieurs villes pour tourner des épisodes, telles que les villes de Dimbokro, Yamoussokro, Bouaké, Korhogo, San Pédro. Sans oublier Abidjan qui reste notre base. On va lutter encore contre certains phénomènes tels que les évasions de prison, les coupeurs de route, la drogue, le trafic d’armes et l’espionnage.

 

5- À quel réalisateur vous identifiez-vous ? Ou lequel est votre model ?

À vrai dire, je ne m’identifie à personne. Seulement, en chacun d’eux, il y a de la qualité et des techniques. Je tiens néanmoins à rendre un vibrant hommage à ces réalisateurs qui m’ont permis de m’insérer dans ce milieu en m’offrant ma chance. Je veux parler d’Arrantes 2 Bonalii, Alain Guikou, Skwall Maximus.

Ce sont ces personnes qui ont eu confiance en moi et m’ont donné une chance d’évoluer auprès d’eux. Et ma plus grande reconnaissance va à l’endroit des responsables de la RTI qui ont cru en moi et en mon projet grâce auquel je suis ce que je suis aujourd’hui.

 

6- Hormis la saison 2 de NS qui se prépare, c’est quoi la suite pour Andy Melo ?

Nous avons un programme très mouvementé. Plusieurs projets en construction pour les uns, en préparation pour les autres. Vous serez servis, je vous en donne la garantie.

 

7- Quand vous ne serez plus de ce monde, que voulez-vous qu’on retienne de vous en tant qu’Homme et réalisateur ?

Une seule chose : croire en soit et en ce qu’on fait, être humble et se dire que la gloire nous viendra d’en haut. La volonté donne le pouvoir.

 

 

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