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Fespaco 2017 : 25ème édition, mais encore des erreurs de débutant

 

Pour assister au Fespaco et se pavaner comme on veut, il faut un badge. Le 25 décembre 2016, j’ai rempli le formulaire pour avoir une accréditation en tant que média pour mon blog Lagozi.

 

Pour être sûre que ma demande soit reçue, j’ai envoyé le mail trois fois. Ensuite, j’ai fait une demande à la personne chargée de récupérer toutes les accréditations ivoiriennes et une autre à l’Offfice National du Cinéma ivoirien.

 

Quand j’arrive à Ouaga le 25 février 2017, il est déjà tard. J’attends le lendemain pour aller chercher mon accréditation. De toute façon, mon badge doit être déjà prêt. Reste juste à le récupérer. Bah, c’était sans compter sur l’équipe d’organisation de ce rendez-vous international dédié au cinéma africain. Non seulement, le badge n’est pas prêt, mais ils n’ont « parait-il » pas reçu ma demande. « Avez-vous fait votre demande d’accréditation dans les temps ? », me demande-t-on.

 

Je réponds par l’affirmative. Heureusement qu’il y a encore la boîte mail pour confirmer mes dires. On me fait donc remplir à nouveau la fiche en ligne. Ensuite, j’ai dû attendre « la femme métisse en forme » (c’est comme ça ses collègues la décrive) qui s’occupe des badges. Deux heures d’attente. Sachant que j’ai déjà raté tout ce qui s’est passé la veille. Quand la dame arrive, je récupère mon badge. Il n’est pas personnalisé.

 

Je télécharge aussi le programme des activités et les différents endroits où il faut se rendre pendant le Fespaco; car les documents physiques du festival ne sont pas prêts. Les programmes complets et la documentation ont été finalisés deux jours avant la fin du festival, je ne sais pas trop ce qu’on devait en faire là .

 

L’évènement est éclaté sur une dizaine d’endroits (salles de projection, Mica…). Les différents lieux sont très éloignés les uns des autres. Alors que plusieurs événements ont lieu en même temps. Du coup, difficile de faire un choix. Et quand on se décide malgré, une autre difficulté se présente : se déplacer à Ouaga sans moto ou voiture personnelle est un vrai casse-tête.

 

Il y a eu également la qualité des productions nominées. Certains films en compétition n’avaient pas vraiment leur place dans un festival aussi important. Tellement la qualité n’y était pas. Je trouve bien dommage que des films de bien meilleure qualité n’aient pas été en compétition mais aient été diffusé hors compétition. Pas besoin de parler des retards pour démarrer les évènements. Africain aime trop retard !

 

En outre, une scène m’a beaucoup choqué. Elle s’est déroulée lors de la cérémonie de clôture au Stade de l’amitié de Ouagadougou. Ce n’est pas une information, la Côte d’Ivoire était le pays hôte de cette édition. Le pays aurait donc dû avoir des places réservées dans les gradins. Sous prétexte que les acteurs et quelques membres sont arrivés 10 minutes avant le début de la cérémonie, ils n’ont plus de place. Les places qui leur étaient réservées sont désormais celle de la délégation qui viendrait avec le président de la République. Une productrice en compétition a dû « lutter » pour avoir une place assise.

 

Pendant ce temps, l’une des places réservées a été occupée par une jeune fille d’une dizaine d’années alors que certaines personnes de la délégation ivoirienne se tenaient debout.

 

Un autre point avec lequel j’étais tout sauf d’accord, c’est qu’on n’ait pas permis aux lauréats de s’exprimer dans le micro. Sauf deux.

 

J’ai trouvé que les politiques étaient bien plus privilégiés que les cinéastes. Ces personnes qui font ce festival et grâce à qui il existe.  Eh hooo le FESPACO c’est un festival de CINÉMA pas de POLITIQUE!

 

50 années que le Fespaco est organisé. Le festival a désormais un certain standing. Ces ratés (en tout cas, ceux que j’ai pu voir) ne sont plus tolérables…. Il faut que ça change !

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