Interview/Portrait

Jacques Tra Bi en 7 questions !

Je vais vous épargner cette fois-ci  mon bla bla quotidien vu que je rencontrais la star pour la première fois. Cependant, des 10 minutes et 18 secondes que j’ai eu à échanger avec Jacques Trabi, je retiens que c’est un homme d’une véritable sensibilité, d’une humilité désarmante et d’une simplicité qui clou le bec. 
Alors action, découvrez Jacques Tra Bi en 7 questions.
1-    Avant « L’amour en Bonus », votre nom était inconnu du public ivoirien. Alors dites-nous qui est Jacques Tra Bi?
Jacques Tra Bi c’est quelqu’un qui aime le cinéma. Quelqu’un qui est venu au cinéma pour traiter de “sujets“. Mon Premier court-métrage c’est Bouzié qui a remporté le prix du court métrage à Ouaga en 1997.Après, j’ai voyagé un peu partout et avec la vie je n’ai pas pu refaire de film. J’ai fait le scénario de « sans regret »  en 2002 mais malheureusement le financement n’a pas suivi. Alors quand il n’y a pas de financement, il n’y a pas de film. J’ai dû attendre.
2-    Deuxième film avec Prisca Marceleney (coproductrice et actrice). C’est quoi le deal entre vous ? 
(rires) Le deal ? Non il n’y a pas de deal. Bon, on s’est marié entre temps et on vient d’avoir une petite fille. Mais en fait, je l’ai rencontré dans le cadre du cinéma et c’est elle qui m’a incité à faire « L’amour en Bonus ». On l’a financé ensemble et on l’a fait. Franchement, je pense que sans elle je n’aurai pas fait ce film. Et  même « Sans regret » n’aurait pas vu le jour, parce que j’ai profité un peu de sa notoriété, du fait qu’elle connait le milieu. Par exemple pour les décors, je n’aurai pas pu me permettre d’avoir le port d’Abidjan, s’il n’y avait pas eu Prisca.
3- Quel genre de réalisateur êtes-vous ?
Je suis le genre de réalisateur qui est attiré par le sujet. C’est le « Sujet » qui m’interpelle. Si je  vois une fiction qui me captive, je m’y investis à fond. Comme par exemple « l’amour en bonus « qui est une comédie, j’ai aimé l’histoire. Ce qui m’intéresse plus dans un film c’est le sujet, le scénario. Quand je suis passionné par un sénario, qu’il soit une fiction, une comédie, un drame, un film d’horreur non peut-être pas un film d’horreur parce que je ne m’y sens pas vraiment. Mais,  je ne me suis pas fixé de limite. Pour moi, le plus important c’est  que mon film raconte une histoire. Une histoire qui puisse toucher et véhiculer un message.
4- A quoi les gens devraient s’attendre en venant voir votre nouveau film ? 
A apprendre des choses sur eux-mêmes. Pour moi il n’y pas de sujets tabous, j’écris comme je suis dans la vie ; directe. Je choisis également mes comédiens selon leurs compétences. 

5- Après l’amour en Bonus vous avez disparu  et là vous réapparaissez avec sans regret. Vous comptez encore disparaître ? 
Non, après l’amour en Bonus au contraire je n’ai pas disparu. Parce que «  l’amour en bonus », on l’a fait en 2013, « sans regret » en 2014. Et je pense que dans 1 an ou 1 an et demi, on va remettre ça. J’ai plutôt disparu entre Bouzié et l’amour en bonus

6- Pourquoi devrait-on  aller voir votre film ?
Parce qu’il va nous révéler certaines choses sur nous-même et notre société. Il y est dépeint notre société. La société abidjanaise. Et j’essaie  de montrer qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. J’en suis le cas parce qu’au départ  j’étais mathématicien et j’ai fini dans le cinéma en suivant des cours de cinéma. Et ce monsieur (Gaston) qui est voleur pour aider ses enfants, je pense qu’il n’a pas choisi de l’être mais il a dû le faire pour aider les siens.
7- Quels sont vos projets en ce moment ?
Des projets, j’en ai pleins. Entre mon premier court métrage et ces films il y’a plus de 10 ans. Donc des projets, j’en ai énormément. C’est plutôt le financement  que je n’ai pas. 
Commentaires
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2 comments

  1. khalif-allah soumahoro 10 mai, 2016 at 16:16 Répondre

    Vu, lu et certifié. Mm ds une interview on peu voir sa simplicité. Ça c'est trop bien. Mais TOI lagozi,… Go on go again.
    NB: tu peux aussi faire une interview sur moi hein. Il n'y a rien de mal à sa… Lol

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