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Les Cinq (5) raisons d’aller voir « Sans regret »

Coup de cœur du festival international du film de Marrakech et prix spécial du jury du festival du film africain de Louxor, Sans regret, le film du réalisateur franco-ivoirien Jacques Trabi a été diffusé en avant-première ivoirienne, le Jeudi 28 avril à la salle du Majestic du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.
Sans regret est un long-métrage de 1 heure 44 minutes écrit, réalisé et coproduit par Jacques Trabi. 
Cette fois, j’ai envie de tout sauf critiquer. Alors, je vous donnerai cinq bonnes raisons de voir absolument ce film.
1. Le jeu des acteurs
Gaston (Bohiri Michel)et Amoin (Naky Sy)
Waouh ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de films où le jeu des acteurs frôlait presque la perfection. Non, je n’exagère pas : le jeu des acteurs est vraiment bon. Et c’est, sans aucun doute, le point fort de ce film. Quand on voit ce film, on comprend que les acteurs ne nous ont pas servi du « théâtre filmé ». Il y a à peine une semaine, je disais qu’on aurait du mal à refaire du cinéma comme au temps d’Henri Duparc et Roger Gnoan M’Bala. Mais là, j’ai juste envie de me taire et dire vive le cinéma ivoirien !

2. Le scénario

Le scénario ? Il fallait y penser. Le film est plutôt bien écrit. Au point où on se prend d’affection pour le voleur qu’on devrait détester. Sans regret relate l’histoire de Gaston, ouvrier aux principes justes et vivant presque dans la misère. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il tente de faire fortune à travers des tontines et des emprunts. Malheureusement, Gaston se fait dépouiller un jour en rentrant chez lui. Désemparé, il part à la recherche de ses agresseurs. Son immersion dans le monde du grand banditisme lui dévoile l’envers du décor. Alors, malgré lui, il basculera dans ce milieu. Et là, une nouvelle vie commence pour notre cher Gaston.
Ce scenario relève le problème du chômage et de la corruption dans nos sociétés. Il met surtout en lumière l’importance de la famille et les sacrifices qu’un père est prêt à faire pour les siens.

3. Le casting

Blecki (Mahoula Kane)

Michel Bohiri, Naky Sy Savané, Bruno Henry, Mahoula Kané, Ben Salif, Cécilia Pango, Claude Séa, Thérèse Taba, Désiré Bégro, Adji Gbessi… pour ne citer que ceux-là sont les acteurs que vous retrouvez dans cette production. Avec un aussi beau casting, il y a de quoi courir voir le film.
4. La musique

Dans le film, vous n’entendrez que deux (2) chansons. Une du « génie de Kpalèzo », Meiway, et l’autre du groupe Espoir 2000. Et franchement, il n’en fallait pas plus. C’est juste ce qu’il fallait. Les bonnes musiques sont surtout insérées au bon moment. En tout cas, depuis l’avant-première, je ne fredonne que ces deux chansons.
5. Le niveau de langue

Cercueil (Bruno Henry)
R.A.S à ce niveau. Le français est accessible à tous. En plus, ce film fait une part belle au Nouchi, « langue déposée » en Côte d’Ivoire. Ainsi, tout le monde peut voir le film et le comprendre du premier coup.

Vous vous demandez surement si ce film est si parfait. Bah non, vu que la perfection n’est pas de ce monde. Cependant, je suis pour l’encouragement des productions qui ont du potentiel, de la valeur et surtout celles où les erreurs de base ont été évitées.
Rien qu’à regarder le film, on est conscient et on ressent l’énergie, l’amour et le travail qui ont été fournis pendant le tournage. Même les lieux de tournages sortent du train-train quotidien auquel les productions ivoiriennes nous ont habitués.
Si ces cinq (5) raisons vous ont convaincus, courez réserver votre place pour la grande-première prévue pour le mardi 3 mai 2016 au Majestic Ivoire. Les tickets sont en vente au prix de 2500 francs CFA. Après, le film sera également diffusé au Majestic Prima et Majestic Sococé. Pour plus d’information sur le programme des projections, visitez le site web du Majestic (http://www.majesticcinema.ci/) ou leur page Facebook (https://www.facebook.com/majesticcinemaci/?fref=ts).
Si elles (mes raisons) ne vous ont pas convaincus, allez quand même voir le film pour vous faire votre propre opinion. Tout ce que je puis vous dire, c’est que ce film redonne une bonne bouffée d’air frais à l’industrie du cinéma en Côte d’Ivoire. C’est sans regret que je l’ai vu et que j’irai le revoir.
PS: Dans quelques jours , je vous livre une interview que le réalisateur nous a accordé avant la projection.
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