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Montre-moi ton badge pour que je sache qui tu es

Depuis 10 ans, je rêve d’être au festival de Cannes. Cette année, j’y suis !

J’ai eu la chance malgré mon statut de blogueuse d’y être accréditée en tant que presse.

Je suis heureuse ! Pour moi avoir cette carte m’ouvrirait toutes les portes.

Mais non !!! Déjà à Cannes, on ne se regarde pas dans les yeux l’on regarde la couleur de ton badge avant de te parler.

Il y’a une hiérarchie à respecter dans la presse !!!!

 

Le badge blanc

 

Ce sont eux les boss parmi les 4000 journalistes accrédités. Les journalistes qui ont des badges blancs sont souvent les rédacteurs en chef de rédaction (connus) ou  de célèbres journalistes (qui n’ont en réalité pas besoin de badge).

Par exemple Michel Densot et/ou Yann Bathès auront sans problème un badge blanc.

Eux, ils passent partout, sont prioritaires partout et ont accès à toutes les soirées privées sans invitation.

Ce badge blanc, c’est en gros le St graal pour la personne qui le porte. Avec ce badge on ne fait jamais de queue, on a le droit même d’être en retard et on est sûr d’avoir une place.

Bref on est un roi et on a le droit de snober la populace (les autres journalistes).

 

Le badge rose

 

Ce sont les seconds dans les prioritaires. Les journalistes qui ont un badge rose passent après les blancs tandis que les autres seront surement à attendre dans la salle des cassiers et suivre la conférence sur les écrans.

L’accréd’ rose est remise aux journalistes habitués, qui couvrent généralement le festival.

 

Le badge bleu

 

Lui (c’est lui que j’ai) est le troisième sur la liste des prioritaires. Mais il a généralement  peu de chance d’assister à une conférence de presse.

N’étant pas au plus bas de l’échelle le bleu pourrait se la péter mais bon il (je fais) fait la queue comme les autres.

 

Le badge orange

 

Il est remis aux photographes et aux caméramen. Pendant que les chasseurs d’images sont ceux qui font un boulot parfois plus rudes ils sont en dessous des trois premiers badges.

 

Le badge jaune

 

Disons pour être gentil que c’est l’invisible, le badge le moins important. C’est souvent le badge des nouveaux. Lui, il peut se taper des heures et des heures d’attentes sans jamais accéder à aucune salle. Bref il est au bas de l’échelle dans la très très puissante royauté des journalistes accrédités à Cannes.

 

Même si je ne suis peut-être pas importante dans la hiérarchie mais Dieu comme je suis fière du chemin parcouru et de porter mon badge bleu.

Je suis fière et heureuse d’être là alors absolument aucun regard dédaigneux ni file d’attente interminable ne peut me faire moins kifer ma présence à ce festival.

 

Bref à Cannes c’est le badge qui fait l’homme !

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