Lors des trophées francophones à Abidjan, J’ai rencontré le « réalisateur idéal » Owell Brown. Barré comme toujours et d’une simplicité que je ne soupçonnais pas, il accepte sans chichi de m’accorder une interview (Lagozi).   

1. Avant le mec idéal on ne soupçonnait pas votre existence . Après la sortie du film, vous êtes devenu un nom incontournable dans le cinéma ivoirien. D’où venez-vous ? 

D’où je viens ? En fait j’ai grandi en France et j’y ai commencé la production. J’ai donc tourné mon premier long métrage en France. Il s’intitulait « No Way » avec le rappeur Passy dans le rôle principal. Et Après je suis rentré en Côte d’Ivoire et voilà! 

2. Braquage à l’africaine est carrément l’opposé du  mec idéal. Alors Comment vous ai venu l’idée du film?

C’est partie d’une histoire vraie. Braquage  à l’Africaine, c’est l’histoire de quelqu’un qui emprunte de l’argent à un usurier et  le remboursement devient une vraie prise de tête. Le mec le harcèle pour son blé (argent) et ça devient compliqué. J’ai des amis qui ont vécu cette  situation mais après ce sont des choses qui arrivent à tout le monde et même ici en Côte d’Ivoire. Si vous allez au tribunal, au commissariat ou à la gendarmerie vous verrez ! C’est donc comme ça qu’est née l’histoire. Apres j’ai voulu délirer un peu, donc ça donnez ce que vous avez vu à l’écran.  

3. Aviez-vous déjà vos acteurs en tête pendant l’écriture du scénario ?

Pendant que j’écrivais je voyais déjà certains acteurs incarnés des rôles mais pas tous j’avais juste certains en tête. Après le casting de départ a changé au fur et à mesure que j’avançais.

4. Comment votre boite de production compte contacter et avoir des techniciens performants locaux ou ivoiriens qui sont à l’étranger ? 

Mon objectif c’est de pouvoir faire des films ici (en Côte d’ivoire), avec des techniciens et du matériels d’ici (Côte d’Ivoire) également. J’aurais pu faire venir une équipe technique de la France mais j’ai voulu que mon équipe soit ivoirienne. Il faut qu’on développe notre potentiel au niveau de la réalisation et de la production et ça ne se fera qu’ainsi. 

5. Quel genre de réalisateur êtes-vous?

Je suis assez éclectique comme réalisateur.  Je peux faire un film dramatique ou comique. Je peux faire plusieurs genres de films.  Pour l’instant je n’ai pas de style de films prédéfini. Mais je me rends compte que  le cinéma qu’aiment les africains est un cinéma plus ou moins populaire. Donc disons que je me définirais dans ce cas comme un réalisateur d’auteur populaire. Je fais certes des films avec un sens derrière mais qui touche un large public 

6. On ne vous voit plus depuis la sortie de braquage à l’africaine. Où vous cachez vous ?

Voilà c’est ça le problème même (rire). Je suis quelqu’un de réserver, je n’aime pas sortie.  Je préfère plutôt  être dans l’ombre pour essayer de faire des choses. Mais à un moment il faut être visible car je pense qu’il faut faire porter la voix (…) pour qu’on puisse faire changer le cinéma. 

7. Quels sont vos projets ?

J’ai 2 projets en cours. La ligne 19 et braquage à l’africaine 2. La ligne 19 va traiter de l’histoire du  bus tombé dans la lagune et braquage à l’africaine 2 qui reviendra avec plus de stars à l’affiche

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