Avant la diffusion

L’avantage de bosser dans une maison de distribution et de coproduction de film, c’est qu’on a la chance de voir toutes les productions de cette maison en avant-première. C’est comme ça que j’ai eu la chance de voir Psych. Mais bon, au bout de trois visionnages, c’est plus devenu une torture. lol

Avant que je ne voie le film, j’avais lu le synopsis et J’ai adoré l’idée. Je savais que les différentes capsules de trois minutes seraient à mourir de rire. J’ai vécu la moitié de ma vie dans un quartier populaire et je sais à quel point les gens qui y vivent peuvent être drôles, excentriques, dingue, fous, épatants… Imaginer un psy dans un quartier pareil, c’était déjà de la folie.

Lorsque la série est arrivée, étant la petite nouvelle, j’ai été la dernière à la voir. Tous mes collègues m’avaient évidement déjà fait le pitch de la cinquantaine d’épisodes. Quand je les ai regardés à mon tour la première fois, j’étais morte de rire. Je les ai ensuite revus. Je riais moins et je faisais plus attention au détail. La troisième fois, c’était plus clair.

Ma critique

Sur l’histoire de Psych, je n’ai rien à redire. Il fallait vraiment y penser et l’équipe de Siam Marley (http://lagozi.blogspot.com/2015/12/siam-marley-en-7-questions.html) y a pensé. C’est vrai, Il y a certaines histoires qui ne sont pas très marrantes. Quand d’autres, par contre, sont à mourir de rire. 

Ensuite, il y a la technique. Là, il y a quelques détails à souligner. La règle des 180° n’est pas respectée dans tous les épisodes. Il n’y a qu’à regarder pour le constater. Ce qui me dérange, c’est le fait que les valeurs de plans et les angles de prise de vue soient statiques. Ils ne se sont pas donnés de mal. Vu que c’est dans un bureau, ils se sont contentés de champs contre champs, de plan moyen et plan d’ensemble ou large par moment. 

Si ces plans avaient été faits par ces pseudo-réalisateurs sans formation de Côte d’Ivoire, j’aurai laissé passer mais venant de l’équipe de  « Making-on », non, je ne peux pas.

Bref, il y a quelques jours, quelqu’un a attiré mon attention sur l’étalonnage. Il m’a fait remarquer que le contraste était trop, au point où même les noirs ont fini par être colorés. J’avoue que je l’avais remarqué, mais ça ne m’a pas dérangé tant que ça. Et le son n’est pas le top du top non plus.

Mais vous savez quoi, j’ose croire que ce sont les moyens financiers qui ont fait défaut. Parce que la « Siam » que je connais n’aurait pas laissé passer ça. 


 Mon coup de cœur

Tout le monde connait Psych et ses personnages. Mon coup cœur à moi, ma chouchoute, c’est Tantie Ahou. She is the best ! « Oui, tout le monde sait que son mari la trompe. Mais tout le monde ne sait pas qu’elle sait que son mari la trompe. Donc c’est ce que je veux être la première à savoir », déclare ma kongossa préférée dans le troisième épisode de Psych.

Tantie Ahou, c’est la tantie qu’on a tous dans notre quartier. Et qui ne fait rien d’autres que fouiner dans la vie des autres. Elle est représentative même de ce qu’est la société ivoirienne « bourrée d’affairés ».

Il y a également d’autres personnages tels que Mamie N’Zué, Petit Koffi, Petit Moussa… qui sont juste à mourir de rire.

Malgré quelques ratés, « Psych » reste une très belle production de jeunes cinéastes qui ont en projet de participer à l’émergence du cinéma ivoirien. En tout cas, bravo Siam Marley, Armand (Pharinzo linstressable). Bref… Bravo à toute l’équipe de Making-On ! J’ai hâte de voir la saison 2.

Commentaires
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2 comments

  1. John James 18 mars, 2016 at 12:44 Répondre

    Bravo a l'equipe, mais je suis d'accord que "Il y a certaines histoires qui ne sont pas très marrante". Les ivoiriens sont tellement marrantes de nature, que souvent on est decu par nos petits ecrans.

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