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TOP 10 DES RÉALISATEURS AFRICAINS À CONNAITRE

Passionné ou pas de cinéma pour la culture personnelle, il y’a des réalisateurs de films africains à connaitre.
Pour vous aider, on vous fait un top 10 de ses réalisateurs.

 

1- SEMBÈNE OUSMANE

 

Sembène Ousmane aka l’homme à la pipe est acteur écrivain, réalisateur et scénariste.
Sembene est un génie de la culture africaine connu pour ses partis pris militants sur les questions politiques et sociales.
En 1966, il sort son premier long-métrage la noire de…, qui est aussi le premier long métrage « négro-africain » du continent. Il remporte le prix Jean-Vigo de la même année et deux ans plutard son film le Mandat remporte le Prix de la critique internationale au Festival de Venise.

En 1969, il est invité au premier Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (Fespaco) par les fondateurs de ce festival, il n’y est pas encore membre.
Un plus tard, il prend un rôle très important dans le festival et participe à son envol. Jusqu’à sa mort il participera au Fespaco, tout en refusant de participer à la compétition, pour laisser émerger d’autres cinéastes.

Son film Moolaadé sorti en 2003, remporte un an plutard, les prix du meilleur film étranger décerné par la critique américaine, Un certain regard à Cannes ainsi que le prix spécial du jury au festival international de Marrakech entre autres.
Le 9 novembre 2006, quelques mois avant sa mort, il reçoit les insignes d’officier dans l’ordre de la Légion d’honneur de la République française.
Sembene c’est au total une dizaine de livres et une dizaine de films produits. Une statue post mortem a été érigée en son honneur à la place des cinéastes à Ouagadougou. C’est d’ailleurs le seul à y être sans avoir d’étalon.

 

2- IDRISSA OUEDRAOGO

 

 

Impossible de parler de cinéma sans citer Idrissa Ouédraogo. Il étudie successivement à l’Institut Africain d’Etudes Cinématographiques de Ouagadougou, fait son stage en Russie puis peaufine sa technique en France avec un DEA en cinéma.
Son projet de fin d’études obtient un prix FESPACO. Son deuxième long-métrage, Yaaba, rafle le prix de la critique au Festival de Cannes en 1988. Berlin, Cannes, Catalogne, venise,…bref Idrissa a raflé des prix partout . Son palmarès est immense donc difficile de l’étaler ici. Mais retenez qu’Idrissa c’est une trentaine de récompenses pour une quarantaine de production.

 

3- SOULEYMANE CISSÉ

 

Le malien Souleymane Cissé était le réalisateur phare des années 1970 et 1980. En 1987, il devient le premier africain à obtenir un prix à Cannes pour un long métrage. Il repart avec le prix du Jury grâce à Yeelen. Il remporte l’Etalon d’Or du Yennenga en 1979 et en 1983. Cissé est considéré comme un des réalisateurs qui dépeint les problèmes de son pays avec environ une quinzaine d’œuvre à son active.

 

4-PAULIN SOUMANOU VIEYRA

 

 

Paulin Soumanou Vieyra découvre le monde du cinéma en faisant de la figuration dans un film interprété par Gérard Philippe.
En 1952, il décide d’étudier le cinéma et est admis au concours de l’IDHEC, l’Institut des hautes études cinématographiques.
Afrique-sur-Seine, son premier court-métrage est tourné en 1955 en collaboration avec d’autres étudiants, Mamadou Sarr et Jacques Caristan, à Paris, car à cette époque les Africains n’étaient pas autorisés à tourner dans les colonies françaises.

Après cette expérience, il revient à Dakar en 1956 et occupe un poste au ministère de l’Information. Paulin Vieyra réalise alors une trentaine de documentaires et il est le témoin et le compilateur de toute la mémoire visuelle, cinématographique sénégalaise de cette époque .

En 1969, il participe à la création de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Lié d’amitié avec Ousmane Sembène, il l’aide à réaliser son premier film Borom Sarret en 1963. Il est l’auteur de la première biographie de Sembène et produit également plusieurs de ses films: Le Mandat , Taaw e, Xala  et Ceddo .

En 1975,il publie la toute première histoire du cinéma africain « Le Cinéma africain. Des origines à 1973 ». A l’époque, il n’y avait pas de critique pour le cinéma africain , il décide de porter également la casque de critique cinématographique  africain.
Il écrit une monographie sur le cinéma au Sénégal dans le cadre de la collection CINEMEDIA.

En 1981 avec des moyens limités, il tourne son premier et unique long métrage, en résidence surveillée pendant que sous la direction du réalisateur français Jean Rouch, il prépare une thèse à l’université de Paris I, sous le titre « « À la recherche du cinéma africain ».

 

5- HENRY DURPARC

 

Henry Duparc connu comme le maitre de la comédie africaine, dépeignant les sociétés africaines d’après-indépendance avec humour, ironie et tendresse.
C’est en octobre 1969, qu’il réalise son premier moyen métrage, qui fera l’ouverture de Mouna ou le rêve d’un artiste. Après quelques réalisations de films, il ouvre une salle de cinéma de plus de six cent places dans la capitale ivoirienne, le Pharaon, où il projette aussi de grands films français.
C’est avec son film bal poussière totalisera 300 000 entrées en France et devient célèbre en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.

 

 6- NEWTON ADUAKA

 

Newton fait des études d’ingénieur, mais il découvre le cinéma et s’inscrit à la London School Film. Diplômé en 1990, il écrit de nombreux scénarios et publie des nouvelles considérées comme les meilleures de son temps, tout en exerçant en parallèle le métier d’ingénieur.
En 1997, il produit et réalise On the edge, qui reçoit entre autres le prix du meilleur court-métrage lors du 8e Festival du cinéma africain de Milan (1998) ainsi que l’Etalon d’or de yennega au FESPACO en 1999.

En 2001, son premier long-métrage, Rage, sort en salles en Grande-Bretagne. Les critiques soutiennent ce film produit de façon totalement indépendante, qui remporte de nombreux prix en festivals.
En 2002, il présente son court-métrage Funeral à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
En 2007 , c’est autour de son film Ezra d’être présenté en avant-première mondiale en janvier au Festival du film de Sundance et projeté « Hors Sélection » à la Semaine de la Critique à Cannes.

Ezra remporte de nombreuses récompenses, parmi la licorne d’or du Festival international du film d’Amiens, le prrix des Nations unies pour la promotion d’une culture de la paix et de la tolérance, le prix de Plan Burkina pour les droits de l’homme, le prix de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), le prix du public « The silver alhambra » au festival international de Granada Cines del Sur et l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO.

En janvier 2008, Newton Aduaka crée à Paris, avec les cinéastes Alain Gomis, Valérie Osouf et la comédienne Delphine Zingg, la société de production Granit Films.
Newton Aduaka gagne le Prix de la critique africaine pour « One Man’s Show » au Fespaco 2013.

 

7- GASTON KABORÉ

 

 

César du meilleur film francophone en 1985, Etalon d’or de Yennega en 1997 et Prix d’Aide à la distribution 1986 au Festival international de films de Fribourg (FIFF) en Suisse, Gaston Kaboré a fait ses études d’histoire à l’Université de la Sorbonne à Paris, avant de faire sa formation en cinéma à l’ESEC.
Il commence à réaliser en 1976. En marge de sa carrière de cinéaste, il a dirigé plusieurs institutions nationales et internationales, dont le Centre National du Cinéma du Burkina Faso et la Fédération Panafricaine des Cinéastes. En février 2003, il a fondé Imagine, un institut de formation continue et de perfectionnement aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Il est enseignant, scénariste et réalisateur de cinéma.

 

 

 

8- MAHAMAT-SALEH HAROUN

 

 

Mahamat Saleh Haroun est un réalisateur tchadien qui a fait des études de cinéma à Paris au Conservatoire libre du cinéma français.
En 1991, il réalise son premier court-métrage Tan Koul, mais c’est son second film Maral Tanié réalisé en 1994 qui le fait connaître.
Il est le premier réalisateur tchadien de l’histoire. En 2001, il réalise Letter from New york City, un court-métrage qui obtient la même année le Prix de la meilleure vidéo au 11e Festival du cinéma africain de Milan. Le second long métrage, Abouna, en 2002, a remporté le prix de la meilleure image au FESPACO.

En 2007, Mahamat Saleh Haroun réalise Daratt . Ce film remporte l’étalon de bronze de Yennenga, ainsi que le Prix de la meilleure image au Fespaco. En 2008, Mahamat Saleh Haroun reçoit le titre de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Son quatrième long-métrage réalisé en 2010 un homme qui crie est sélectionné en compétition officielle lors du Festival de Cannes et remporte le Prix du Jury .

L’année suivante, il est membre du jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes 2011. En 2012, il est nommé Président du 28e Festival international du film d’amour de Mons. Présidence qu’il décide de quitter juste après les délibérations finales afin de montrer son désaccord avec les autres membres du jury.
Lors du 66e Festival de Cannes en 2013, son film Grigris est présenté en sélection officielle.
Mahamat Saleh Haroun est ministre du développement touristique de la culture et de l’artisanat du Tchad depuis le 05 février 2017.

 

9- MOHAMMED LAKHDAR-HAMINA

 

 

Mohammed Lakhdar-Hamina, est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste algérien.
Il fait ses études en France avant de rejoindre en 1958 le gouvernement provisoire de la République algérienne(GPRA) à Tunis pendant la guerre d’Algérie. Il fait un stage aux actualités tunisiennes avant d’être envoyé à l’école de cinéma de Prague (FAMU) où il se spécialise dans la prise de vue. À l’indépendance, il crée l’OAA, qu’il dirige dès 1963 jusqu’en 1974. En 1981, il prend la direction de l’ONCIC qu’il quittera en 1984.

Il obtient le Prix de la Première Œuvre en 1967 pour Le Vent des Aurès au Festival de Cannes. Ensuite, il remporte la Palme d’or au festival de Cannes en 1975 pour son œuvre la plus célèbre : Chronique des Années de Braise. Il est nominé en 1982 et 1986 pour la palme d’or au Festival de Cannes pour ses films Vent de sable et La Dernière Image.
Durant sa carrière, Mohamed Lakhdar-Hamina, produit et coproduit plus de trente films, tels que Z de Costa Gravas ou encore Le Bal d’Ettore Scola.

 

10- JEAN-PIERRE BEKOLO

 

Jean-Pierre Bekolo Obama est un auteur-réalisateur, producteur et monteur camerounais né le 8 juin 1966 à Yaoundé au Caméroun. Il enseigna le cinéma aux Etats-Unis. Sa révélation se fait en 1992 à Cannes avec son film  Quartier Mozart  qu’il réalise à 25 ans. Ce film obtient de nombreux prix à Locarmo, Montréal, Ouagadougou et une nomination aux British Awards aux côtés de « Réservoir Dogs » de Tarantino.

Pour les 100 ans du cinéma, il met en œuvre un film appartenant à une série commandée par Bertolucci et Jean-Luc Godard.
Jean-Pierre crée aussi des installations vidéo, comme celle qu’il expose au Musée du Quai Branly à Paris dans le cadre de l’exposition « Diaspora » intitulé UNE AFRICAINE DANS L’ESPACE. Sur un dispositif de plusieurs écrans, organisés en cercle, sont diffusés des films courts : des entretiens avec différentes personnes issues de cette diaspora africaine aux États-Unis.
Son dernier long métrage les Saignantes obtient l’Etalon d’argent et le prix de Meilleure Actrice au Fespaco 2007.

BONUS

DJIBRIL DIOP MAMBETY

 

J’avoue, je n’ai pas encore eu la possibilité de voir le travail de Diop. Son nom m’a été soufflé par Armand Gauz (l’auteur de Debout-Payé) et Anne Koné (Scénariste et directrice des programmes de Télésud).

Bref, Alors Prix de la critique internationale au Festival de Cannes en 1973, Prix de la FIPRESCI au Festival International du film de Moscou , Mambéty commence comme acteur au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens.

Il crée le premier café-théâtre sénégalais à l’âge de dix-sept ans. Son premier long métrage Touki-Bouki (ou Le Voyage de la hyène) tourné en 1972 a été classé 52e par le magazine Empire magazine’s dans « The 100 Best Films Of World Cinema » en 2010.
En 1995, Djibril Diop Mambéty entreprend une trilogie qu’il appelle Histoires de petites gens. Il n’en tournera que les deux premiers volets malheureusement car la grande faucheuse l’emporte. Cependant l’un des deux volet rafle un prix celui du meilleur court métrage au 5e Festival du cinéma africain de Milan. Un film sur documentaire est réalisé sur lui en 2008 « Mambéty For Ever ».

 

 

 

Ps: La liste n’est pas exhaustive et n’a pas tenu compte des réalisateurs de la génération « intermédiaire » et de la dernière génération. Aussi , le classement  reste subjectif vu qu’il est fait par moi. 

 

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