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C’est assis devant Green Lantern (Martin Campbell, 2011), un chef-d’œuvre du cinéma américain (Oui, c’est du sarcasme) que l’interrogation s’est portée à mon intellect. Comment le cinéma – pas le lieu, l’art – a pu en arriver là ? Oublions le héros vert. Parlons histoire.

La paternité du cinéma est vite attribuée aux frères Lumière, c’est simplement qu’expliquer le processus en long et en large est… long. D’abord, en 1891, Thomas Edison et Laurie Dickson créent le Kinétographe, qui peut être désigné comme la première caméra, et le Kinétoscope, premier dispositif de visionnage des images. Là où Auguste et Louis Lumière innovent, en Mars 1895, c’est que l’appareil dont ils sont les auteurs – ils le baptisent Cinématographe – est à la fois une caméra et un projecteur, donnant ainsi naissance au spectacle de cinéma moderne. Vous savez, payer pour s’asseoir dans cette salle où tout le monde vous dit « chuut ! » et où vous essaierez de lui mettre le bras autour de l’épaule. Loupé.

C’est à partir de la marque déposée Cinématographe que nous obtiendrons en français le terme cinéma. Ailleurs, ce sera des moving pictures, movies, ou encore le Kino. Non, vous n’avez pas besoin de savoir comment on dit en turc, ou en finnois. Si oui, GGIYF*. Même si en fait, ce serait exagéré de décrire les Lumières comme principaux initiateurs du Je-Paie-Pour-Regarder-Une-Projection-sur-grand-écran. Trois ans plus tôt, Emile Reynaud organisait les premières projections du genre avec le premier dessin animé.

La liste des contributeurs est longue, et chacun des individus reconnait l’antériorité des créations des plus vieux. Bon, pour être plus clair, personne ne se déclare créateur exclusif du genre cinématographique. Chacun a juste apporté une pierre à l’édifice, dont la construction avance toujours. Construction qui d’ailleurs, s’oriente un peu trop vers l’image tridimensionnelle. Progrès ou facilité ? Je digresse.

Les prouesses techniques ne font pas en elle-même le cœur du 7ème art. Notons cependant que le son rejoint l’image de façon synchronisée en 1924, grâce à l’avènement du Vitaphone, et que la couleur apparait en 1911 avec le procédé du Kinemacolor.

C’est suffisamment d’informations pour pouvoir frimer en soirée, mais de préférence après le film, histoire qu’on ne vous jette pas dehors. Et en bonus, c’est Edison (oui, Thomas) qui le premier, a utilisé le terme film pour désigner une œuvre de cinéma. C’est cadeau.

*GGIYF : Google Is Your Friend
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