Vero Tshanda, c’est la star du moment. On l’a découvert dans « Félicité » le film qui a remporté entre-autres l’étalon d’or 2017 et le grand prix du jury à la Berlinale.
Coup d’essai, coup de maître pour Véro qui crève l’écran pour sa première expérience  cinématographique. Aujourd’hui habituée des festival, chouchoute des médias et nouvelle étoile du cinéma africain. Tshanda est prête à conquérir le « monde ».
De nos échanges même s’ils n’étaient que par mail. J’ai en image une femme accessible, tendre et gentille.
Trêve de bavardage, et découvrez la nouvelle étoile africaine VERO TSHANDA BEYA en 10 questions !

 

 

 

1. Quels sont les Trois Hashtags (#) qui définissent au mieux Véro Tshanda Beya ?

# généreuse, #précieuse et #magnétique

 

 

2. J’ai lu un article, qui disait comment vous avez passé le casting de Félicité. J’ai lu que vous étiez persuadée de n’avoir aucune chance. Je suppose que vous n’imaginiez pas autant briller dans ce rôle. Expliquez-nous dans quel état d’esprit on est quand on franchit tellement d’étape d’incertitude pour finalement être le coup de cœur de tout le monde ?

 
J’ai juste découvert ce que je suis vraiment. L’incertitude, c’était pour ces choses que je ne connaissais pas encore. Mais là, j’ai compris que dans la vie, il y a : « le don et le talent ». Je n’avais pas été soutenue par ma famille dans mon désir d’étudier l’art. Pourtant c’était mon rêve ! Heureusement, ce rêve faisait partir de ma destinée. Et il a fini par me rattraper. Comme qui dirait « n’importe qui peut toucher à l’art mais une fois que vous vous y adonnez vraiment votre sang est imprégné, et il est difficile de vous arrêter sur cette voie ».

 

 
3. Qu’est-ce que ça fait du « jour au lendemain » de passer de l’anonymat à la célébrité ?

 

Je dirai que mon problème n’est pas la gloire. Je m’inquiétais surtout de comment le public recevrait le message. La célébrité ?Oui beaucoup l’adorent et beaucoup y aspirent. Mais vous savez la célébrité se mérite. C’est le fruit d’un travail soigné fait avec beaucoup d’amour et de passion. C’est une lutte qui demande beaucoup d’efforts et de sacrifice. C’est une conscience dans le travail fourni avec beaucoup d’énergie. La célébrité c’est également, chercher à donner le meilleur de soi-même.

 

 

4. Après avoir vu, revu et surement re(re)vu Félicité, comment appréciez-vous votre prestation dans le film ? En êtes-vous fière ? Où vous vous dites : « non, j’aurais dû et pu faire mieux »?

 
Je suis contente du fait que le message soit passé. J’ai réussi à communiquer et à transmettre le message. Cependant, Je ne suis pas fière du tout car j’aurai dû faire mieux.

 

 

5. Quels sont vos points de ressemblance et de divergence avec Félicité en dehors du physique ?

 

Oui entre Véronique Tshanda et félicité il y a beaucoup des points communs. Toutes les deux, elles sont dignes. Elles ont une ferme assurance. Tout comme Félicité, je suis battante et aussi une travailleuse. Je peux comme mon personnage tout faire pour sauver une vie car  » la vie est sacrée et il faut la protéger  » .
Je dirai que les différences entre Félicité et moi. C’est que je suis très sensible, très simple, abordable et négociable. Des qualités qui manquent selon moi à Félicité.

 

 

6. Dans le film ce n’est pas vous qui chantez. N’est-ce pas ?

 
Non, ce n’est pas moi.

 

 

7. J’ai lu que vous vouliez continuer dans le cinéma. Le rôle de félicité est un rôle tellement puissant qu’il risque de vous coller longtemps à la peau. Vous comptez vous en défaire en choisissant des personnages diamétralement opposés ou rester dans le même registre parce que vous vous y sentez bien ?

 
C’est vrai que ça ne sera pas facile de m’en débarrasser, mais je voudrais me découvrir au fur et à mesure.
Je pense que mon public aussi voudra me voir incarner un autre personnage et surtout jouer dans un autre registre que celui de Félicité. C’est également mon souhait

 

 

8. Je suis curieuse, dans 10 ans comment vous imaginez-vous ? Décrivez-moi la Véro Tshanda Beya de dans 10 ans ! (Que fait-elle ? Où est-elle ? Comment est-elle ? …)

 

Mon combat aujourd’hui et je pense celui de dans 10 ans sera toujours sur le sens de l’humanisme.
Mon combat est et sera l’encadrement de la jeunesse sur tous les plans, soutenir les artisans, être la voix de femmes sans voix du Congo (mon pays), d’Afrique et du monde entier. Être la voix des handicapés qui souffrent par manque de bonne volonté de l’Etat ou par la négligence des leurs. Être la voix des enfants qui payent pour les erreurs de leurs parents, des femmes et filles violées et abandonné à leur triste sort.
J’aimerais faire tellement de choses. Mais j’espère pouvoir amener l’Etat congolais à prendre sa part de responsabilité sur le social et le sécuritaire, pour le bien-être du peuple congolais.

 

 

9. Quelle est votre perception de la femme dans les sociétés africaines actuelles ? et vous identifiez vous à cette perception avec votre vécu ?

 
Contrairement aux siècles passés, la femme africaine trouve sa place. Il suffit qu’elle croit en elle, c’est ça le combat que nous menons !
Il faut que la femme africaine se dise  » oui je peux » et qu’elle bannisse la barrière qu’elle se met afin de franchir les obstacles placés devant elle. Ainsi elle réussira à intégrer la société totalement et je sais qu’ensemble nous pouvons.

 

 

 

10. Lorsque vous ne serez plus de ce monde (touchons du bois), hormis le fait que vous êtes la jolie actrice qui a eu un succès fou dans son premier film (et qui sera surement une star), qu’est-ce que vous aimeriez qu’on retienne de vous en tant que femme ? et en tant qu’actrice?

 
En tant que femme, Je voudrais qu’on se souvienne de moi comme une femme qui a démontré la force et la puissance cachée de la femme. Je veux qu’on retienne la femme qui a lutté pour la valeur et la dignité de la femme congolaise, africaine et du monde entier bien sûr. Je veux qu’on se souvienne de la femme sensible et de cœur que je suis.
En tant qu’actrice, je voudrais qu’on se souvienne de l’actrice qui a donné de l’espoir là où il y’avait le désespoir. Celle qui a donné de l’assurance là où il n’y en avait pas. Je veux qu’on se rappelle de celle qui a contribué à l’éducation des masses, à l’encadrement de la jeunesse. Je veux qu’on se souvienne de l’actrice qui a été la voix des enfants violés à l’est du Congo et à Kananga, massacré sans défense et sans vengeances. Je voudrais qu’on se souvienne de l’actrice qui a su faire reaimer l’Afrique aux africains qui ne l’aimaient plus.

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