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INVISIBLES OU LA FACE CACHÉE DE LA SOCIÉTÉ IVOIRIENNE

Voies dégarnies, quartier précaire, des hommes dans le gbêlèdrome*, une propriétaire de maison trop insistante, les créanciers qui sortent de partout, ….Voici le décor du premier épisode de 52 min d’invisibles que j’ai eu la chance de voir en exclusivité le 30 août 2018 dans les locaux de Canal+.

Invisibles est la première création originale Canal+ (Afrique). Cette série co-produite par Canal+ International et produite par TSK Studio a bénéficié du soutien du fonds image de la francophonie (OIF) et de l’accompagnement de l’Agence Française de Développement Medias (CFI).

Réalisée par Alex Ogou, la série retrace le parcours initiatique de Chaka et sa grande-soeur Hadjara qui du jour au lendemain décident de quitter leurs parents endettés. La jeune fille trouve un travail, mais Chaka trop jeune pour travailler, se laisse entrainer par son ami Timo dans une bande où vandalisme et violence sont les maîtres mots de leur quotidien. Alors qu’Hadjara tente de sauver son frère de la délinquance, une lutte impitoyable est lancée entre Chaka et son chef de bande.

Bref, voilà en quelques mots résumés la série.

 

CE QUE J’EN AI PENSÉ

 

Après la diffusion, le réalisateur de la série Alex Ogou a tenu immédiatement à nous rassurer que le premier épisode est calme car c’est lui qui plante le décor « épisode après épisode vous verrez que ça monte surtout quand nous serons dans la rue avec les microbes ».

Perso, le premier épisode et les previews de l’épisode 2 et 3 que j’ai vu ont calmé ma crainte.

J’avais peur d’en attendre trop de cette série. Je n’ai vu qu’un épisode alors je ne vais pas prendre le risque de parler du scénario vu que je n’ai presque rien vu.

Par contre, Je peux m’attarder sur tout ce qui concerne les volets techniques, les costumes, le décor….

Cette série est l’une des plus réalistes sur Abidjan que j’ai vues depuis longtemps. J’ai vu un Abidjan sans maquillage, sans camouflage, avec des maisons de gens normaux et de l’abidjanais lambda, des quartiers avec des routes sans bitumes, une thématique qui est le vécu et la hantise actuelle de tous les abidjanais …Bref j’ai vu une production où en tant qu’abidjanaise pas née et n’ayant pas grandi dans les quartiers chics de la capitale je me retrouvais… C’est fou comme j’ai eu l’impression qu’on parlait de moi et des réalités des miens dans les bidonvilles. Bref je n’en ai pas vu assez donc je ne veux pas me faire d’idées !

Les cadrages, la direction photo, le son … tout y est pratiquement. Enfin en tout cas dans ce premier épisode plus ou moins prêt à être diffusé.

 

UNE ÉQUIPE PANAFRICAINE  DE PROFESSSIONNELS

 

Le réalisateur Alex Ogou, le producteur Karamoko Touré  … ont insisté sur le temps qu’ils ont passé à la pré-prod de leur projet.

Ils ont expliqué que les repérages, la formation des acteurs et autres préparations avant le tournage ont aidé à ce que la série se fasse dans les temps (en 5 mois non-stop).

Lorsque j’écoutais le réalisateur parler de son équipe panafricaine, les images que je venais de voir me repassaient dans la tête et je me disais en ce moment : « Que le cinéma n’a pas de nationalité et que pour faire du bon boulot il faut s’entourer de personnes qui savent ce qu’elles font. La formation, c’est important !».

Burkinabé, togolais, ivoiriens,…. L’équipe d’invisibles vient de presque toute l’Afrique. Et cette équipe panafricaine a bossé dur pour offrir une série de qualité a laissé entendre l’équipe présente.

 

RENDEZ-VOUS EN OCTOBRE

 

Si tous les épisodes d’invisibles sont comme le premier (juste au niveau technique) sinon mieux comme l’a annoncé Alex, les ivoiriens n’accepteront plus les merdes que produisent les autres, je pense.

En attendant un article plus abouti, notez dans vos agendas qu’invisibles démarre le lundi 29 octobre à 20h30 et prendra fin le 26 novembre 2018.

Chaque lundi, deux épisodes de 52 min de la série seront diffusés en simultané dans 25 pays africains.

Bref félicitations à l’équipe d’invisibles et vivement octobre !!!”

 

*Endroit où l’on vend du gbêlè (Alcool local (ivoirien))

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